L'annonce du Gouvernement

Le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé le lundi 19 Novembre une augmentation très significative des frais d’inscription des étudiant.e.s internationaux.ales à partir de l’année prochaine. 

Dans le dossier de presse de cette stratégie d’attractivité pour les étudiant.e.s internationaux.ales, il est mentionné une réforme des dispositifs d’accueil des étudiant.e.s internationaux.ales mais aussi et surtout une augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s internationaux.ales hors UE dans les universités pour les diplômes nationaux.

Ceux.celles-ci paieront, à la rentrée 2019, des frais différenciés des étudiants de l’Espace Economique Européen (EEE) de l’ordre d’un tiers du coût réel de la formation. Cela revient à faire payer ces étudiants 2770 euros en licence et 3770 euros en master et doctorat !!

La volonté du Gouvernement

Des étudiant.e.s internationaux.ales ont des parents qui ne paient pas des impôts en France alors que des étudiant.e.s français.e ont des parents qui paient des impôts en France.

L’Enseignement supérieur public français est financé par l’impôt

Donc, des étudiant.e.s internationaux.ales ne contribuent pas du tout au financement de l’ESR public et cela est injuste. Il faut donc résoudre cette injustice en établissant des frais différenciés pour les étudiant.e.s internationaux.ales

Par ailleurs, augmenter les frais d’inscription des étudiants internationaux s’inscrit dans une stratégie d’attractivité car certains étudiants ne viendraient pas en France du fait des frais d’inscription trop bas.

La réponse de la FAGE

La FAGE a très rapidement réagi par un communiqué de presse et plusieurs apparitions médiatiques :

La France est un pays extrêmement attractif et la seule baisse constatée de la venue des  en France fait suite à la circulaire Guéant de 2011 qui réduisait drastiquement les conditions d’entrée, d’accueil et de séjour des étudiant.e.s internationaux.ales en France.

Les étudiant.e.s internationaux.ales ne sont pas un poids économique pour le pays, mais une ressource : s’ils coûtent 3 milliards d’euros à l’Etat, ils rapportent 4,65 milliards à l’économie 

Les étudiant.e.s internationaux.ales souffrent déjà de nombreuses contraintes financières et administratives : coût et difficulté d’obtention du visa, obligation de passer par Campus France, impossibilité de bénéficier des bourses sur critères sociaux, barrière de la langue, difficulté de se repérer dans les différentes administrations françaises… L’accueil est bien à réformer mais pas ainsi.

Les étudiant.e.s internationaux.ales n’ont pas ces moyens financiers : à titre d’exemple, 67% des bénéficiaires de nos AGORAé sont des étudiant.e.s internationaux.ales hors UE.

Cette augmentation est donc inutile, incohérente et dangereuse, car elle ouvre la voie à d’autres augmentations des frais d’inscription pour tous les étudiants cette fois !